les expositions — 2019

Le Château et le Sorcier

Du 12 oct. au 30 nov.

Vernissage le 11 oct.,
à partir de 18h.

Maximilien Pellet Pierre Bellot

Commissaires : Cannelle Tanc et Frédéric Vincent

Pour cette exposition, nous vous offrons la possibilité de découvrir le travail des artistes, Pierre Bellot et Maximilien Pellet.

Pierre Bellot glane des images sur internet, ces images collectées vont jusqu’à devenir des ros dossiers sur son ordinateur. Il faut alors passer par une phase de choix, de prospection. Ses recherches sont l’occasion de redécouvrir des images prises sur internet. Qu’est-ce qui à motiver ‘envie de la prendre et de la stocker ? Internet comme source visuelle n’est pas ou plus très original, mais ce qui en ressort est lui assez incongru. Ainsi, Pierre Bellot conçoit ses recherches comme un passage, un chemin que tout le monde prend pour au final avoir des gestes plastiques très différents. Aujourd’hui pensionnaire à la Casa Velázquez, Pierre Bellot regard avec attention le travail de Matthias Weischer et d’Henri Matisse. Ce sont les grands aplats de couleurs et le traitement des intérieurs qui intéressent ici l’artiste.

Maximilien Pellet peint avec du carrelage et de la colle à carreler. Rien que cela. Il va dès lors s’approprier les gestes d’un maçon. Il va enduire, monter, poser et construire, là où d’autres vont tendre, esquisser, peindre. Pourtant les œuvres de Maximilien Pellet n’évoque pas tant que cela l’univers de la maçonnerie, il est d’ailleurs tout aussi proche de construction plastique que ses collègues peintre. L’utilisation des carreaux de céramique impose à l’artiste une synthétisation des corps. Créant des espaces dans ces pans de peinture enduites, carrelées montées sur roulettes.

Nous retrouvons chez ces deux artistes des points de convergences comme celui de figures emblématiques, des emprunts non dissimulés, des références subtilement incorporées dans les œuvres. L’exposition est conçue comme un dialogue à distance entre ces deux artistes. Travailler le passé comme présent, ou comment penser une œuvre comme création et non comme reproduction. Développer ainsi un sentiment par l’ajout d’une couleur ou d’une matière. L’expérience esthétique semble alors s’identifier à l’histoire de l’art, la resaisissant dans son cheminement, l’éprouvant de manière vivante et sans âge.
Habitué tous les deux à dialoguer avec l’histoire, le passé, ils dialoguent et présentent ensemble à Immanence une exposition inédite à découvrir.